Une corne se décompose en 2
parties :
- une partie pleine et massive qui se situe sur
la partie haute de la corne. C'est la plus belle
et la plus précieuse car c'est aussi la plus
dense (car la plus ancienne) et la plus rare
(elle représente une faible proportion de
l'intégralité de la corne ; parfois une
douzaine de centimètres sur une corne en
mesurant le triple)
- une partie creuse qui démarre de la tête de
l'animal. Elle est plus conséquente en taille et
en volume que la partie massive décrite
ci-dessus. Elle n'est utilisable qu'après
transformation à chaud.
Ainsi, les cornes utilisées pour la fabrication
de couteaux sont de 2 types :
La
pointe de corne
Elle provient de la partie haute et massive de la
corne. Avant utilisation, et en fonction de sa
forme, elle peut être redressée à chaud.
Elle peut être blonde (corne de vache) et
proposer des nuances du blond uni au beige foncé
(on la dit alors "Flammée")
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Couteau Le Thiers -
Pointe de corne blonde
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Elle peut être
noire (corne de buffle) et proposer des nuances
du beige foncé au noir uni
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Couteau Le Thiers -
Pointe de corne noire
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La corne (ou
corne pressée)
Elle provient de la partie creuse corne. Avant
utilisation, elle doit être pressée à chaud
pour combler les "vides" qui la
constituent.
Elle peut être grise et proposer des nuances du
gris foncé uni au gris très clair
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Couteau Le Vendetta -
Corne Grise
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Elle peut être
claire et proposer des nuances du beige clair
transparent au blanc
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Couteau Le Thiers -
Corne claire
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La pointe de
corne est bien plus robuste que la corne pressée
; cette dernière craignant davantage chaleur et
humidité qui ont tendance à la lamelliser au
fil des années.
Pour éviter cet effet de lamellisation, il
suffit de nourrir régulièrement la corne
pressée avec une graisse animale (type saindoux,
oie ou canard) et d'éviter le contact avec
l'eau.
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